L'éditorial du 10 janvier de Daniel Glückstein du Parti des Travailleurs, dans Informations Ouvrières, au-delà de
l'appel purement rhétorique et intemporel (DG a-t-il entendu parler du 4 février?) à un référendum pour battre le futur Traité Européen, a quelque chose de proprement
stupéfiant.
A l'appui de la fumeuse théorie comme quoi ce ne sont pas « nos » dirigeants Sarkozy, Fillon, Kouchner et autres qui décident vraiment mais « l'Union
européenne » qui leur donne des ordres... ne voilà-t-il pas que c'est le Premier ministre Slovène qui commanderait, au nom de cette dernière, et « Sarkozy n'a plus
qu'à se le tenir pour dit » !
Comme si Sarkozy avait besoin de ça pour vouloir « tailler à la hache dans les dépenses publiques » et s'attaquer aux acquis des luttes!
Voilà comment au nom de l'opposition à l'Europe anti-sociale de Maastrich et Lisbonne, les social-patriotes du PT en viennent à servir de couverture à Sarkozy et à dédouaner le pouvoir français
de ses propres responsabilités : puisque c'est « l'étranger qui commande en France »...
Pendant ce temps là, Monsieur François Hollande fait de la « surenchère gauchiste » en appelant les députés et sénateurs socialistes à
« boycotter » le Congrès du 4 février à Versailles au lieu d'aller voter non. Façon très efficace de servir Sarkozy en lui faisant faire l'économie d'un référendum
perdu d'avance...
Les voilà bien les supplétifs du pouvoir, les alliés objectifs de Sarkozy ! A ce tarif là, défense inconditionnelle de « la France » et défense tout aussi acharnée de
« l'Europe », c'est un peu court dans les deux cas : quelle France? Quelle Europe ? Ces deux chauvinismes là se valent bien : avec de tels adversaires, Sarkozy peut dormir tranquille et
remercier ses vaillants supplétifs !
dans l'éditorial de IO du 10 01 08 : Un spectre hante l’Europe
Connaissez-vous M. Janez Jansa ? Il est Premier ministre de Slovénie. Depuis le 1er janvier, il est également président en exercice de l’Union européenne.
A peine en fonction, il s’est empressé, par la bouche de son ministre de l’Economie, « d’appeler la France à respecter ses engagements en
matière de réduction des déficits » (1).
M. Sarkozy n’a plus qu’à se le tenir pour dit : du démantèlement de la Sécurité sociale à la privatisation des administrations de l’Etat, de
la casse du Code du travail à la disparition des départements, il a le devoir de tailler à la hache dans les dépenses publiques.
Faut-il s’en étonner ? M. Janez Jansa ne fait que tenir le langage de ceux qui l’ont précédé : M. Socrates, Mme Merkel, et avant eux… M.
Prodi, etc.
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