COLLECTIF PROMETHEE 76

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Vendredi 8 février 2008
 
Nous publions, sans le commenter, le document de la CGT 62 (en PDF, lien cliquable en encadré) et la Lettre de présentation envoyée par les camarades de l'UL CGT de Lillers (62).
Ceci afin que tous puissent en prendre connaissance.
Les adhérents de la CGT trouveront à la fin de la lettre le lien et le fax pour adresser leurs amendements (comme le souhaitent les auteurs des 100 propositions).
Les communistes, syndiqués ou non à la CGT, sont invités à donner leurs opinions en commentaire sur cet article.
LC76
Proposition de document d’orientation.
100 points pour gagner


"Ce document est amendable,
et nous vous demandons de le faire partager
et de le mettre en débat
avec l’ensemble des syndicats et des syndiqués
de vos structures respectives. "


5 février 2008.

 Chers camarades

Vous trouverez en annexe de ce courrier un document d’orientation interne CGT élaboré par des syndiqués, pour le 49ème Congrès de notre Union Départementale CGT des 10/11/12 juin 2008 à Boulogne sur Mer.

Ce document a été écrit à partir de débats internes, d’analyses, de réflexions et de propositions issus de militants de l’interprofessionnel et proposé à la Commission Exécutive Départementale le 1er février, et notamment à son Secrétaire Général, Eric Delannay.

Ont participé à l’élaboration des camarades syndiqués de : bureau UD CGT 62 , CE UD 62, CFC UD 62, Unions Professionnelles CGT 62 de l’Agroalimentaire, de la Métallurgie, de la Construction, des Unions Locales d’Arras, Bruay, Béthune, Calais, Hesdin, Liévin, Lillers et St Pol, plus de nombreux syndicats CGT du privé et du public du Pas de Calais…syndiqués pour le plus ancien depuis 1936 et pour le plus jeune depuis 2006.

Ce document est amendable, et nous vous demandons de le faire partager et de le mettre en débat avec l’ensemble des syndicats et des syndiqués de vos structures respectives. Même s’il fait 20 pages, il est important et impératif de le lire entièrement afin de bien comprendre les enjeux.
Un grand nombre de camarades est disposé à participer à vos assemblées générales, à vos commissions, pour débattre de ce document avec les syndiqués et les syndicats.

Il s’agit de faire du Congrès de notre Union Départementale du Pas de Calais un moment fort et démocratique afin de faire échec à la politique menée tant par les organisations syndicales réformistes que par la politique syndicale de la tête de la CGT, qui font que l’ensemble des acquis de la Classe ouvrière fond comme « neige au soleil ».
En tant que syndiqués, nous avons tous la responsabilité de remettre la CGT sur ses pieds pour arrêter le carnage antisocial mené conjointement par la social-démocratie, le gouvernement et le patronat.

Ensemble, prenons notre avenir en main.
Notre volonté est l’unité, et l’unité  CGT de la base aux fédérations. Ce document n’est pas un outil de division mais il doit nous servir à ouvrir un réel débat fraternel et honnête, fondé sur le respect de nos statuts et de nos principes CGT qui ont amenés le progrès social à la Classe ouvrière.

Contacts :  par courrier :
UL CGT Lillers, 150 Boulevard de Paris 62190 Lillers
ou par Fax au : 03-21-23-05-77 ou par mail : orientationcgt@gmail.com

publié dans : Syndicalisme communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 24 janvier 2008

« modernisation du marché du travail »

 

QUAND LA CGT COMMUNIQUE

SUR LES NEGOCIATIONS

 

Les négociations engagées en septembre avec le pouvoir et le patronat viennent de se conclure et aboutiront dans les prochains mois à une loi particulièrement nocive pour les travailleurs.

Les syndicats ont signé, sauf la CGT : bravo! On lira ci-dessous en encadré l'argumentaire imparable de la centrale contre ce projet.

Et maintenant? Rien... Il va falloir positiver en apportant du contenu favorable dans un projet inacceptable. Telle est -si on sait lire- la terrible conclusion du syndicat (lire plus loin notre analyse à ce sujet et, bien entendu, la reproduction de cette partie du document).

Mais peut-être avons-nous mal lu ou mal compris ? Dans ce cas, n'hésitez pas à nous le dire en commentaire...

Lire ci-dessous le début du document de la CGT---->

 

 

CONTRAT DE TRAVAIL

Après la négociation

place au débat et à la mobilisation

 

Commencée en septembre 2007, la négociation dite «de modernisation du marché du travail» vient de se conclure sur un accord signé par 4 syndicats, sauf la Cgt. Le gouvernement a annoncé qu’il serait repris dans une loi avant l’été.

La Cgt a, tout au long de la négociation travaillé avec les autres organisations syndicales pour faire des propositions et contre propositions. Ces convergences intersyndicales maintenues jusqu’au bout de la négociation ont fait reculer le patronat sur ses prétentions les plus extrêmes, mais l’accord final entérine plusieurs de ses objectifs de flexibilité et de précarité.

 

La Cgt porte à la connaissance des salariés les points principaux de l’accord

 

UN COMMUN ACCORD TRES UNILATERAL :

Une «rupture conventionnelle» du contrat de travail est créée. C’est le nouveau nom de la «séparation à l’amiable » chère à Laurence Parisot. Elle est censée résulter «d’un commun accord». En fait, l’employeur garde l’initiative, comme dans le licenciement classique, mais avec la convention il pourra rompre le contrat de travail, sans raison valable, à moindre coût et en toute impunité (le recours au juge devenant quasiment impossible). Par contre rien n’est prévu (malgré les propositions de la Cgt) pour que les salariés disposent d’un droit à rompre le contrat de travail (démission) tout en bénéficiant de l’indemnisation chômage.

 

UN NOUVEAU CONTRAT TRES PRECAIRE :

Un CDD «à terme incertain» entre 18 mois et 36 mois est créé, à titre expérimental, pour les ingénieurs et cadres. Il est conclu «pour un objet défini » (contrat de mission).

Si la mission est réussie l’entreprise prospère mais le salarié est mis à la porte. Il pourra être rompu dès réalisation du projet et pourra l’être également à la date anniversaire pour une cause réelle et sérieuse et pas seulement pour une faute grave. Il pourra être utilisé pour pourvoir un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.

 

ALLONGEMENT DE LA PERIODE D’ESSAI :

L’accord crée une période d’essai interprofessionnelle. Elle sera :

 de 1 à 2 mois pour les ouvriers et employés

 de 2 à 3 mois pour les techniciens et maîtrise

 et de 3 à 4 mois pour les cadres.

Elle pourra être doublée par accord de branche.

Elle conduira dans la plupart des cas à l’allongement des périodes d’essai actuellement pratiquées qui vont d’une semaine à 3 mois.

Pour la Cgt, les périodes d’essai doivent continuer à relever des branches pour être adaptées aux spécificités professionnelles. La finalité de la période d’essai ne justifie pas un allongement systématique.

 

DES MESURES DE FLEXIBILITE A CARACTERE IMPERATIF :

Le reçu pour solde de tout compte aura un effet libératoire pour l’employeur au bout de 6 mois. Le salarié ne pourra plus, passé ce délai, réclamer les sommes qui lui sont dues (salaires, primes, heures supplémentaires). Ce délai est aujourd’hui de 5 ans.

L’accord demande que la loi fixe un plancher et un plafond au montant des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse.

L’accord rend l’accès des salariés à la justice prud’homale plus complexe, plus long et plus coûteux.

 

Un accord qualifié «d’historique» par le Médef

 Il répond aux exigences patronales d’obtenir des licenciements plus rapides et sans recours possibles pour les salariés

 Il ne réduit pas la précarité, au contraire. Il créémême un nouveau contrat précaire.

 

Un accord salué par le gouvernement

 Le 1er Ministre se félicite d’un accord qui «aurait été impensable, il y a encore quelques années ».

 Le Président de la République a tout lieu d’être satisfait : il a multiplié les pressions tout au long de la négociation. La signature de l’accord risque de l’encourager à renouveler ce scénario sur d’autres sujets.

 

 

LA CGT A RAISON SUR TOUS CES POINTS :

ELLE DOIT DONC REVOIR SES CONCLUSIONS !

 

Après cette juste analyse qui met clairement en relief : le caractère inacceptable de l'accord, sa signature par les autres syndicats, la satisfaction bien compréhensible du patronat et du gouvernement, la CGT pourrait conclure logiquement :

* en dénonçant la honteuse collaboration de ceux qui l'ont signé

* en appelant à se battre contre cet accord si défavorable aux salariés

*en mettant en garde contre le piège de telles négoiciations à froid

sur des bases dictées par le gouvernement et le patronat eux-mêmes.

    Mais non, pas du tout ! Ce sera hélas au salarié de base de tirer tout seul ces conclusions pourtant élémentaires.

    Quant à la CGT, elle préfère ne pas s'engager plus loin et au contraire ne manque pas de « positiver » :

  • en indiquant qu'il y a des dispositions « favorales mais limitées »

  •  et que c'est « une occasion manquée de résoudre les vrais problèmes » puisque

    la CGT avait apporté ses propres propositions à la table des négociations.

    Pourquoi cette conclusion en retrait total par rapport à un document qui au départ met pourtant les pieds dans le plat de bonne manière ?
   
    Parce qu'il faut bien justifier la présence de la CGT dans ce type de négociations complètement encadrées par Sarkozy et constituant le terrain choisi pour son offensive anti-sociale tous azimuts.

 

N'est-il pas temps de conclure qu'il n'y a que deux choix possibles :

SOIT ON COLLABORE, SOIT ON RESISTE !

RUPTURE DES NEGOCIATIONS !

REFUSONS DE CAUTIONNER
LES CONTRE-REFORMES DE SARKOZY !

 

 


Lire ci-dessous la suite du document de la CGT ----->

 

 

Des dispositions favorables mais limitées
ou renvoyées à plus tard

Une indemnité unique est créée quel que soit le type de licenciement, à partir d’un an d’ancienneté (contre deux aujourd’hui). Elle est de 1/5 de mois par année de présence.
Un système de « portabilité » partielle des droits est créé : la protection sociale complémentaire sera prolongée pendant un minimum de 3 mois et jusqu’à un tiers des droits à indemnisation chômage à condition que les cotisations continuent à être payées par le demandeur d’emploi et l’ancien employeur. Le demandeur d’emploi pourra utiliser la totalité du solde de son DIF (maximum 120 heures)
à condition d’avoir travaillé 6 ans dans la même entreprise sans jamais utiliser son droit) pendant sa période de chômage ou dans son nouvel emploi (sous réserve de l’accord de son employeur).
Une prime sera créée, sous forme d’avance sur indemnisation, pour les demandeurs d’emploi de moins de 25 ans (elle ne concerne pas les primo-demandeurs). Elle ne sera versée qu’une fois. Le montant et les modalités dépendront de la négociation future sur l’Assurance chômage.
La durée de stage de fin d’études sera prise en compte dans le calcul de la période d’essai si embauche et stage se font dans la même entreprise.

Pour la Cgt une occasion manquée

de répondre aux vrais problèmes

 Pour faire reculer la précarité et le fort chômage des jeunes et des seniors.
 Pour créer des droits nouveaux transférables au fur et à mesure des changements de situation permettant de vrais déroulements de carrière.
 Pour investir fortement dans la formation et l’indemnisation des demandeurs d’emplois, afin d’offrir de réelles possibilités de rebondir rapidement après une perte d’emploi.
 Pour créer une vraie sécurité sociale professionnelle appuyée sur un Service Public de l’emploi rénové et des financements mutualisés.

Les propositions de la Cgt sur ces points ne sont pas reprises dans l’accord. Elles n’en restent pas moins le socle à partir duquel la Cgt engage le débat avec les salariés et les autres organisations syndicales afin de créer les conditions d’un changement durable dans la vie de millions de salariés, de précaires et de chômeurs.

Leur aboutissement dépendra de la mobilisation
sociale dans les semaines à venir.


par Le Communiste 76 publié dans : Syndicalisme communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 21 janvier 2008
Le texte ci-dessous est l'introduction d'une analyse sur l'attitude que les révolutionnaires doivent développer par rapport aux syndicats. Nous ne donnons pour l'instant ni le contexte ni les auteurs : à vous, lectrices, lecteurs, de chercher un peu et de donner vos propositions de réponse en commentaire. Nous espérons que vous aimerez ce petit jeu pour occuper une soirée où le programme télé ne vous dira rien qui vaille !

Situation du mouvement syndical
 
1) Au cours de ces deux dernières années, marquées par l'offensive universelle du capital, le mouvement syndical s'est sensiblement affaibli dans tous les pays. Sauf de rares exceptions (Allemagne, Autriche), lessyndicats ont perdu un grand nombre de leurs membres. Ce recul s'explique à la fois par les vastes offensives de la bourgeoisie et par l'impuissance des syndicats réformistes, non seulement à résoudre la question sociale, mais même à résister sérieusement à l'attaque capitaliste et à défendre les intérêts les plus élémentaires des masses ouvrières.

2) Devant cette offensive capitaliste d'une part et cette collaboration de classe persistante d'autre part, les masses ouvrières sont de plus en plus désabusées. De là, non seulement leurs tentatives pour créer des groupements nouveaux, mais encore la dispersion d'un grand nombre d'ouvriers conscients qui quittent leurs organisations. Le syndicat a cessé d'être pour beaucoup un foyer d'agitation, parce qu'il n'a pas su et dans bien des cas il n'a pas voulu arrêter l'offensive du capital et maintenir les positions acquises. La stérilité du réformisme s'est manifestée avec évidence dans la pratique.

3) Le mouvement syndical porte, dans tous les pays, un caractère d'instabilité foncière ; des groupes assez nombreux d'ouvriers ne cessent de s'en détacher, tandis que les réformistes continuent assidûment leur politique de collaboration de classes, sous prétexte « d'utiliser le capital au profit des ouvriers ». En fait, le capital a continué d'utiliser dans ses intérêts les organisations en les rendant complices de l'abaissement du niveau d'existence des masses. La période écoulée a surtout renforcé les liens qui existaient déjà entre les gouvernements et les meneurs réformistes, de même que la subordination des intérêts de la classe ouvrière à ceux de ses dirigeants.
par LC76 publié dans : Syndicalisme communauté : Anticapitalisme
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