COLLECTIF PROMETHEE 76

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Vendredi 25 janvier 2008

Sur le Congrès de la Ligue Communiste Révolutionnaire

 

« Lutte ouvrière et Alternative libertaire ont décliné notre invitation, alors avec qui allons-nous former ce nouveau parti ? Avec des groupuscules microscopiques ! C'est irresponsable. Si nous nous ouvrions plus franchement, quitte à discuter avec des courants d'autres formations politiques venus du PCF, des collectifs unitaires, des Verts ou même du PS, nous serions capables de proposer une réelle offre politique. Au lieu de quoi, on va laisser le jeu politique aux mains d'une droite néo-conservatrice et d'une gauche d'adaptation aux mesures libérales qui n'est même pas assez crédible pour l'emporter en cas d'alternance » a déclaré Christian PIQUET du courant minoritaire de la LCR à l'hebdomadaire Marianne.


Mais les militants de la LCR n'ont pas suivi Christian Piquet et plus de la moitié de ceux qui soutenaient sa tendance au Congrès précédent ont voté cette fois pour la « majo ».


Quand on connaît la véritable culture de débat qui caractérise la Ligue et qui la différencie de la plupart des organisations d'extrème-gauche, on peut penser que cependant les délégués réunis à La Plaine Saint-Denis prendront en compte ce qui mérite réflexion dans les avertissements de la minorité. Pour notre part, militants du Collectif communiste Prométhée (76), l'un de ces « groupuscules microscopiques » -en fait un cercle de réflexion faible numériquement mais souvent apprécié pour ses contributions et analyses- nous avons répondu favorablement à l'appel à créer un Nouveau Parti Anticapitaliste.


Bien sûr, nous avons nos opinions sur le Congrès et l'après-congrès. S'ouvrir à des courants d'autres formations venus du PCF, des Verts ou « même » du PS ? Tel est justement notre cas puisque nous sommes issus de la Gauche communiste dont le porte-parole est Jean-Jacques Karman d'Aubervilliers. Dans ce courant du PCF, à la fois le plus radical et le plus démocratique dans ce qu'on appelle souvent les « durs » du PCF, soucieux de « sortir du stalinisme par la porte de gauche » et de dépasser l'anti-trotskisme vicéral de la « vieille garde », nous avons pu constater l'énorme difficulté qu'il y a pour l'instant à donner à la gauche de ce parti un autre projet que la « conservation du patrimoine » historique du Parti...et des postes d'élus...

Quant au PS, ceux parmi les tendances constituées et les personnalités, qui affirment être prêts à rompre avec leur parti néo-socio-libéral, c'est pour constituer un parti « anti-libéral » laissant délibérément et explicitement sur la touche le courant Anticapitaliste qui s'est reconnu dans la candidature d'Olivier Besancenot. Le « nouveau parti vraiment socialiste » qui en résulterait serait dans ces conditions un bon instrument électoral pour ratisser à gauche au premier tour de 2012 pour se reporter de façon « responsable » sur les libéraux Royal ou Strauss-Kahn au second tour : belle entourloupe !


Mais les arguments de Piquet ne sont pas sans intérêt, au delà de ces limites visiblement fatales du manque de partenaires sérieux et crédibles pour son projet « antilibéral ».


Anticapitalisme ou antilibéralisme : est-ce bien la question?


Si nous étions délégués au Congrès, et demain dans les discussions et combats pour le Nouveau Parti Anticapitaliste, nous pourrions avancer qu'il ne s'agit pas de se laisser enfermer dans une fausse alternative dont les deux termes seraient anticapitalisme et antilibéralisme et sélectionner les militants à qui l'on s'adresse sur de telles bases. Où existent -sinon dans les colonnes du Monde et de Marianne- ce capitalisme qui ne serait pas « libéral » ou ce libéralisme qui ne serait pas « capitaliste » ?


Anticapitaliste? Antilibéral ? C'est quoi? Ces termes en disent en fait pas assez ou en disent trop. Dans la réalité vécue par ces jeunes et ces travailleurs avec qui nous construisons, dans leur représentation des choses y compris, ces catégories n'ont pas réellement leur place et les accepter telles quelles, c'est laisser une certaine confusion idéologique s'installer.


Prenons les choses autrement. Le Nouveau Parti ne devra pas être seulement « anticapitaliste » mais bien davantage. Il lui faudra s'afficher pas seulement pour ce qu'il combat mais surtout pour ce qu'il propose : un Socialisme digne de ce nom, à ne pas confondre avec l'étatisme et l'aberration du Parti-Etat national qui a prétendu pendant toute une époque incarner le communisme.


Et face à l'énorme régression sociale, au recul démocratique, aux aberrations culturelle et humaine du Sarkozysme, l'anti-libéralisme c'est peut-être trop : le terme « opposition » est plus clair et, au fond, bien suffisant. Le Nouveau Parti ne devra négliger aucune occasion de réunir sur n'importe quel terrain (social, électoral, associatif) toutes les forces capables à chaque instant donné des événements à venir de s'opposer frontalement et sans équivoque au sarkozysme et à ses succédannés du centre ou de « gauche ».

 

par JME publié dans : débats communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 24 janvier 2008

« modernisation du marché du travail »

 

QUAND LA CGT COMMUNIQUE

SUR LES NEGOCIATIONS

 

Les négociations engagées en septembre avec le pouvoir et le patronat viennent de se conclure et aboutiront dans les prochains mois à une loi particulièrement nocive pour les travailleurs.

Les syndicats ont signé, sauf la CGT : bravo! On lira ci-dessous en encadré l'argumentaire imparable de la centrale contre ce projet.

Et maintenant? Rien... Il va falloir positiver en apportant du contenu favorable dans un projet inacceptable. Telle est -si on sait lire- la terrible conclusion du syndicat (lire plus loin notre analyse à ce sujet et, bien entendu, la reproduction de cette partie du document).

Mais peut-être avons-nous mal lu ou mal compris ? Dans ce cas, n'hésitez pas à nous le dire en commentaire...

Lire ci-dessous le début du document de la CGT---->

 

 

CONTRAT DE TRAVAIL

Après la négociation

place au débat et à la mobilisation

 

Commencée en septembre 2007, la négociation dite «de modernisation du marché du travail» vient de se conclure sur un accord signé par 4 syndicats, sauf la Cgt. Le gouvernement a annoncé qu’il serait repris dans une loi avant l’été.

La Cgt a, tout au long de la négociation travaillé avec les autres organisations syndicales pour faire des propositions et contre propositions. Ces convergences intersyndicales maintenues jusqu’au bout de la négociation ont fait reculer le patronat sur ses prétentions les plus extrêmes, mais l’accord final entérine plusieurs de ses objectifs de flexibilité et de précarité.

 

La Cgt porte à la connaissance des salariés les points principaux de l’accord

 

UN COMMUN ACCORD TRES UNILATERAL :

Une «rupture conventionnelle» du contrat de travail est créée. C’est le nouveau nom de la «séparation à l’amiable » chère à Laurence Parisot. Elle est censée résulter «d’un commun accord». En fait, l’employeur garde l’initiative, comme dans le licenciement classique, mais avec la convention il pourra rompre le contrat de travail, sans raison valable, à moindre coût et en toute impunité (le recours au juge devenant quasiment impossible). Par contre rien n’est prévu (malgré les propositions de la Cgt) pour que les salariés disposent d’un droit à rompre le contrat de travail (démission) tout en bénéficiant de l’indemnisation chômage.

 

UN NOUVEAU CONTRAT TRES PRECAIRE :

Un CDD «à terme incertain» entre 18 mois et 36 mois est créé, à titre expérimental, pour les ingénieurs et cadres. Il est conclu «pour un objet défini » (contrat de mission).

Si la mission est réussie l’entreprise prospère mais le salarié est mis à la porte. Il pourra être rompu dès réalisation du projet et pourra l’être également à la date anniversaire pour une cause réelle et sérieuse et pas seulement pour une faute grave. Il pourra être utilisé pour pourvoir un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.

 

ALLONGEMENT DE LA PERIODE D’ESSAI :

L’accord crée une période d’essai interprofessionnelle. Elle sera :

 de 1 à 2 mois pour les ouvriers et employés

 de 2 à 3 mois pour les techniciens et maîtrise

 et de 3 à 4 mois pour les cadres.

Elle pourra être doublée par accord de branche.

Elle conduira dans la plupart des cas à l’allongement des périodes d’essai actuellement pratiquées qui vont d’une semaine à 3 mois.

Pour la Cgt, les périodes d’essai doivent continuer à relever des branches pour être adaptées aux spécificités professionnelles. La finalité de la période d’essai ne justifie pas un allongement systématique.

 

DES MESURES DE FLEXIBILITE A CARACTERE IMPERATIF :

Le reçu pour solde de tout compte aura un effet libératoire pour l’employeur au bout de 6 mois. Le salarié ne pourra plus, passé ce délai, réclamer les sommes qui lui sont dues (salaires, primes, heures supplémentaires). Ce délai est aujourd’hui de 5 ans.

L’accord demande que la loi fixe un plancher et un plafond au montant des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse.

L’accord rend l’accès des salariés à la justice prud’homale plus complexe, plus long et plus coûteux.

 

Un accord qualifié «d’historique» par le Médef

 Il répond aux exigences patronales d’obtenir des licenciements plus rapides et sans recours possibles pour les salariés

 Il ne réduit pas la précarité, au contraire. Il créémême un nouveau contrat précaire.

 

Un accord salué par le gouvernement

 Le 1er Ministre se félicite d’un accord qui «aurait été impensable, il y a encore quelques années ».

 Le Président de la République a tout lieu d’être satisfait : il a multiplié les pressions tout au long de la négociation. La signature de l’accord risque de l’encourager à renouveler ce scénario sur d’autres sujets.

 

 

LA CGT A RAISON SUR TOUS CES POINTS :

ELLE DOIT DONC REVOIR SES CONCLUSIONS !

 

Après cette juste analyse qui met clairement en relief : le caractère inacceptable de l'accord, sa signature par les autres syndicats, la satisfaction bien compréhensible du patronat et du gouvernement, la CGT pourrait conclure logiquement :

* en dénonçant la honteuse collaboration de ceux qui l'ont signé

* en appelant à se battre contre cet accord si défavorable aux salariés

*en mettant en garde contre le piège de telles négoiciations à froid

sur des bases dictées par le gouvernement et le patronat eux-mêmes.

    Mais non, pas du tout ! Ce sera hélas au salarié de base de tirer tout seul ces conclusions pourtant élémentaires.

    Quant à la CGT, elle préfère ne pas s'engager plus loin et au contraire ne manque pas de « positiver » :

  • en indiquant qu'il y a des dispositions « favorales mais limitées »

  •  et que c'est « une occasion manquée de résoudre les vrais problèmes » puisque

    la CGT avait apporté ses propres propositions à la table des négociations.

    Pourquoi cette conclusion en retrait total par rapport à un document qui au départ met pourtant les pieds dans le plat de bonne manière ?
   
    Parce qu'il faut bien justifier la présence de la CGT dans ce type de négociations complètement encadrées par Sarkozy et constituant le terrain choisi pour son offensive anti-sociale tous azimuts.

 

N'est-il pas temps de conclure qu'il n'y a que deux choix possibles :

SOIT ON COLLABORE, SOIT ON RESISTE !

RUPTURE DES NEGOCIATIONS !

REFUSONS DE CAUTIONNER
LES CONTRE-REFORMES DE SARKOZY !

 

 


Lire ci-dessous la suite du document de la CGT ----->

 

 

Des dispositions favorables mais limitées
ou renvoyées à plus tard

Une indemnité unique est créée quel que soit le type de licenciement, à partir d’un an d’ancienneté (contre deux aujourd’hui). Elle est de 1/5 de mois par année de présence.
Un système de « portabilité » partielle des droits est créé : la protection sociale complémentaire sera prolongée pendant un minimum de 3 mois et jusqu’à un tiers des droits à indemnisation chômage à condition que les cotisations continuent à être payées par le demandeur d’emploi et l’ancien employeur. Le demandeur d’emploi pourra utiliser la totalité du solde de son DIF (maximum 120 heures)
à condition d’avoir travaillé 6 ans dans la même entreprise sans jamais utiliser son droit) pendant sa période de chômage ou dans son nouvel emploi (sous réserve de l’accord de son employeur).
Une prime sera créée, sous forme d’avance sur indemnisation, pour les demandeurs d’emploi de moins de 25 ans (elle ne concerne pas les primo-demandeurs). Elle ne sera versée qu’une fois. Le montant et les modalités dépendront de la négociation future sur l’Assurance chômage.
La durée de stage de fin d’études sera prise en compte dans le calcul de la période d’essai si embauche et stage se font dans la même entreprise.

Pour la Cgt une occasion manquée

de répondre aux vrais problèmes

 Pour faire reculer la précarité et le fort chômage des jeunes et des seniors.
 Pour créer des droits nouveaux transférables au fur et à mesure des changements de situation permettant de vrais déroulements de carrière.
 Pour investir fortement dans la formation et l’indemnisation des demandeurs d’emplois, afin d’offrir de réelles possibilités de rebondir rapidement après une perte d’emploi.
 Pour créer une vraie sécurité sociale professionnelle appuyée sur un Service Public de l’emploi rénové et des financements mutualisés.

Les propositions de la Cgt sur ces points ne sont pas reprises dans l’accord. Elles n’en restent pas moins le socle à partir duquel la Cgt engage le débat avec les salariés et les autres organisations syndicales afin de créer les conditions d’un changement durable dans la vie de millions de salariés, de précaires et de chômeurs.

Leur aboutissement dépendra de la mobilisation
sociale dans les semaines à venir.


par Le Communiste 76 publié dans : Syndicalisme communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 23 janvier 2008
Lu dans BAKCHICH le 21/01/2008
 
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Minc alors !
© Nardo

Super Sarko, champion de la presse libre

lundi 21 janvier 2008 par Paul Litzer

Notre grand président nous éclaire : les journalistes ne comprennent décidément rien à la liberté de la presse.
Ceux qui plaident pour l’indépendance de la presse au motif que cette liberté là est essentielle au bon fonctionnement de la démocratie ne comprennent rien à rien. On peut même dire que ce sont de dangereux criminels. Telle est en substance l’opinion de Super Sarko. Lors de sa grande conférence de presse de rentrée, l’ami des grands patrons de médias (Martin Bouygues, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère, Serge Dassault, etc. liste non exhaustive) s’est moqué des « grandes déclarations un peu ridicules » qui ont accueilli le rachat des Echos par son ami Arnault. « Que des gens qui ont des moyens investissent dans un journal, c’est une très bonne nouvelle », a dit l’amateur de montres de luxe. « On ne peut pas dire que la presse est une industrie et refuser d’avoir des actionnaires pour financer cette industrie ». Bien envoyé !

Quel mal y-a-t-il à posséder le premier quotidien économique du pays tout en étant présent dans des activités aussi marginales que le luxe (Louis Vuitton, Dior notamment), les vins et champagne (Moet-Hennessy, Dom Pérignon), la grande distribution (un gros morceau de Carrefour) sans compter des investissements dans divers autres secteurs via sa holding personnelle Groupe Arnault ? L’homme le plus riche de France est le meilleur garant de la liberté de la presse. Il l’a suffisamment prouvé quand il possédait La Tribune, un autre quotidien qu’il vient du reste de fourguer avec un gros chèque (40 millions d’euros) à Alain Weill, le patron de RMC et de BFM. Mais il n’est pas besoin d’être milliardaire pour s’imposer dans la presse. Être ami de Super Sarko suffit.

Prenons le cas d’Alain Minc, le consultant multi-cartes qui détient le titre de champion de France et peut-être même d’Europe des OPA ratées. Avec son ami Jean-Marie Colombani, il a voulu transformer Le Monde en un grand groupe en multipliant les rachats. Conséquence : des pertes abyssales et une dette colossale. Après le (...)

NB pour lire la suite de cet article que nous avons volé sans aucune honte à Bakchich (dont nous ne sommes du reste pas actionnaires), il faudra quand même se rendre sur le site de cet Hebdomadaire en ligne.

par eux publié dans : Revue de presse
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Mardi 22 janvier 2008
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Communiqués de l'UJFP | ENSEMBLE DES VOIX JUIVES ET ARABES APPELLENT LA POPULATION FRANCAISE A BRISER L’ ETRANGLEMENT DE GAZA
le 15.01.2008

Un million et demi d’hommes de femmes et d'enfants qui y vivent sont punis, d’une part, en tant que Palestiniens qui ont porté au pouvoir le Hamas, lors d’ élections démocratiques et contrôlées par l'Union européenne, et d'autre part, parce qu'.après la rupture entre le Hamas et le Fatah, l'Etat d'Israël a décrété la bande de Gaza « entité hostile ».

Ils sont privés d'électricité, des produits de base indispensables à l’alimentation, aux soins. Leur vie est menacée. Leur droit à la vie, à la santé est soumis au diktat du gouvernement israélien qui décide de ce qui peut entrer. En plus de ces violations graves du droit humanitaire international, l'armée israélienne continue et les incursions au cours desquelles de nombreux citoyens palestiniens sont tués, et les attentats ciblés, malgré la rencontre d'Annapolis.

Aujourd'hui, le gouvernement israélien justifie la programmation prochaine d'une action militaire d'envergure sur l'ensemble de la Bande de Gaza, au prétexte que celle-ci a été déclarée « Entité Hostile » - expression ignoble qui vise à l’exclure -ainsi que ses habitants- de la géographie humaine et de toute terminologie internationale politique, sociologique.

Nous devons Refuser le déni du droit dont est victime l'ensemble du peuple palestinien. Nous devons refuser le sociocide de la société palestinienne dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie. Nous devons refuser et dénoncer les violations dont sont victimes les Palestiniens et nous devons exiger que les responsables israéliens des crimes de guerre ne bénéficient pas de l'impunité. Nous devons exiger que la communauté internationale respecte et fasse respecter les obligations des normes du droit international.

Le refuser ensemble juifs et arabes, avec tous les Français, tous les peuples, c’est affirmer qu’il n’y a pas de fatalité, pas de «camp du mal» contre le camp du bien qui sépareraient juifs et arabes. C'est affirmer que la ligne de fracture n’est pas celle que Bush veut imposer au monde, mais celle qui sépare le respect du droit du déni de droit, celle qui reconnaît qui est la victime et qui est le bourreau, celle qui dit que le conflit n’est ni religieux ni ethnique, mais politique, et qu’il a des solutions dans le respect du droit international.

Aider le peuple de Gaza à vivre, c’est donner un message d’espoir à l'ensemble du peuple palestinien; c’est lui réaffirmer la solidarité des peuples du monde qui exigent avec lui que ses droits soient reconnus, respectés, et enfin appliqués; c’est refuser toutes les formes de racisme qui cherchent aujourd’hui à diviser le monde. C'est, ensemble, dire que le peuple palestinien doit devenir un membre à part entière de la communauté internationale.

Pour affirmer cette solidarité, l’UJFP et l’ATMF organisent une collecte nationale pour aider le peuple palestinien pris en otage à Gaza. Les sommes recueillies seront verséesé au Centre palestinien des droits humains -PCHR- de Gaza.

Les contributions sont à adresser à l’ATMF: 10 rue Affre, Paris 75018
ou à l’UJFP: 21 ter rue Voltaire Paris 75011
à l’ordre de GAZA 2008.

par UJFP publié dans : L'internationale sera le genre humain
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Lundi 21 janvier 2008
Le texte ci-dessous est l'introduction d'une analyse sur l'attitude que les révolutionnaires doivent développer par rapport aux syndicats. Nous ne donnons pour l'instant ni le contexte ni les auteurs : à vous, lectrices, lecteurs, de chercher un peu et de donner vos propositions de réponse en commentaire. Nous espérons que vous aimerez ce petit jeu pour occuper une soirée où le programme télé ne vous dira rien qui vaille !

Situation du mouvement syndical
 
1) Au cours de ces deux dernières années, marquées par l'offensive universelle du capital, le mouvement syndical s'est sensiblement affaibli dans tous les pays. Sauf de rares exceptions (Allemagne, Autriche), lessyndicats ont perdu un grand nombre de leurs membres. Ce recul s'explique à la fois par les vastes offensives de la bourgeoisie et par l'impuissance des syndicats réformistes, non seulement à résoudre la question sociale, mais même à résister sérieusement à l'attaque capitaliste et à défendre les intérêts les plus élémentaires des masses ouvrières.

2) Devant cette offensive capitaliste d'une part et cette collaboration de classe persistante d'autre part, les masses ouvrières sont de plus en plus désabusées. De là, non seulement leurs tentatives pour créer des groupements nouveaux, mais encore la dispersion d'un grand nombre d'ouvriers conscients qui quittent leurs organisations. Le syndicat a cessé d'être pour beaucoup un foyer d'agitation, parce qu'il n'a pas su et dans bien des cas il n'a pas voulu arrêter l'offensive du capital et maintenir les positions acquises. La stérilité du réformisme s'est manifestée avec évidence dans la pratique.

3) Le mouvement syndical porte, dans tous les pays, un caractère d'instabilité foncière ; des groupes assez nombreux d'ouvriers ne cessent de s'en détacher, tandis que les réformistes continuent assidûment leur politique de collaboration de classes, sous prétexte « d'utiliser le capital au profit des ouvriers ». En fait, le capital a continué d'utiliser dans ses intérêts les organisations en les rendant complices de l'abaissement du niveau d'existence des masses. La période écoulée a surtout renforcé les liens qui existaient déjà entre les gouvernements et les meneurs réformistes, de même que la subordination des intérêts de la classe ouvrière à ceux de ses dirigeants.
par LC76 publié dans : Syndicalisme communauté : Anticapitalisme
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