COLLECTIF PROMETHEE 76

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Vendredi 8 février 2008
 
Nous publions, sans le commenter, le document de la CGT 62 (en PDF, lien cliquable en encadré) et la Lettre de présentation envoyée par les camarades de l'UL CGT de Lillers (62).
Ceci afin que tous puissent en prendre connaissance.
Les adhérents de la CGT trouveront à la fin de la lettre le lien et le fax pour adresser leurs amendements (comme le souhaitent les auteurs des 100 propositions).
Les communistes, syndiqués ou non à la CGT, sont invités à donner leurs opinions en commentaire sur cet article.
LC76
Proposition de document d’orientation.
100 points pour gagner


"Ce document est amendable,
et nous vous demandons de le faire partager
et de le mettre en débat
avec l’ensemble des syndicats et des syndiqués
de vos structures respectives. "


5 février 2008.

 Chers camarades

Vous trouverez en annexe de ce courrier un document d’orientation interne CGT élaboré par des syndiqués, pour le 49ème Congrès de notre Union Départementale CGT des 10/11/12 juin 2008 à Boulogne sur Mer.

Ce document a été écrit à partir de débats internes, d’analyses, de réflexions et de propositions issus de militants de l’interprofessionnel et proposé à la Commission Exécutive Départementale le 1er février, et notamment à son Secrétaire Général, Eric Delannay.

Ont participé à l’élaboration des camarades syndiqués de : bureau UD CGT 62 , CE UD 62, CFC UD 62, Unions Professionnelles CGT 62 de l’Agroalimentaire, de la Métallurgie, de la Construction, des Unions Locales d’Arras, Bruay, Béthune, Calais, Hesdin, Liévin, Lillers et St Pol, plus de nombreux syndicats CGT du privé et du public du Pas de Calais…syndiqués pour le plus ancien depuis 1936 et pour le plus jeune depuis 2006.

Ce document est amendable, et nous vous demandons de le faire partager et de le mettre en débat avec l’ensemble des syndicats et des syndiqués de vos structures respectives. Même s’il fait 20 pages, il est important et impératif de le lire entièrement afin de bien comprendre les enjeux.
Un grand nombre de camarades est disposé à participer à vos assemblées générales, à vos commissions, pour débattre de ce document avec les syndiqués et les syndicats.

Il s’agit de faire du Congrès de notre Union Départementale du Pas de Calais un moment fort et démocratique afin de faire échec à la politique menée tant par les organisations syndicales réformistes que par la politique syndicale de la tête de la CGT, qui font que l’ensemble des acquis de la Classe ouvrière fond comme « neige au soleil ».
En tant que syndiqués, nous avons tous la responsabilité de remettre la CGT sur ses pieds pour arrêter le carnage antisocial mené conjointement par la social-démocratie, le gouvernement et le patronat.

Ensemble, prenons notre avenir en main.
Notre volonté est l’unité, et l’unité  CGT de la base aux fédérations. Ce document n’est pas un outil de division mais il doit nous servir à ouvrir un réel débat fraternel et honnête, fondé sur le respect de nos statuts et de nos principes CGT qui ont amenés le progrès social à la Classe ouvrière.

Contacts :  par courrier :
UL CGT Lillers, 150 Boulevard de Paris 62190 Lillers
ou par Fax au : 03-21-23-05-77 ou par mail : orientationcgt@gmail.com

publié dans : Syndicalisme communauté : les anti-capitalistes
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Mercredi 6 février 2008

Souvenez vous d'eux...

L'ensemble des députés et sénateurs communistes mais aussi 91 socialistes à l'Assemblée nationale et 30 socialistes au Sénat ont voté contre la ratification du Traité de Lisbonne qui adopte une version à peine modifiée de la Constitution européenne rejetée par le peuple lors du référendum de 2005. Sandrine Hurel, députée, et Alain Le Vern, sénateur, pour ce qui nous converne localement à Dieppe font partie de ceux-là qui ont voté contre.

De la liste détaillée des votes publiée sur le Blog El Diablo, nous avons extrait pour la reproduire ci-dessous la liste de ceux qui, par par leur oui, leur abstention ou leur non participation, conformément aux consignes des dirigeants du PS, ont permis :

  • - à la Droite d'imposer sa volonté contre celle des électeurs.

  • - à Sarkozy d'éviter la déroute d'un référendum voulu par 72 % des citoyens et que tout le monde le savait perdu d'avance.

  • - à la construction de cette Europe du Capital, de « la concurrence libre et non faussée » de se poursuivre allègrement

Qu'on ne les oublie pas dans leurs circonscriptions !

On constate que la volonté du peuple a été bafouée par une majorité de ses représentants. Que certains élus de gauche dont les noms sont indiqués ci-dessous ont facilité cette opération de la droite (et du « centre »).

Qu'il s'agit d'un déni de démocratie et, s'agissant des socialistes dont la candidate à la Présidentielle, bien que favorable à cette constitution avait indiqué la nécessité d'un référendum et rien de moins pour revenir sur cette question que le référendum de 2005 avait tranchée, il s'agit également d'un reniement.

Peut-on accorder la moindre confiance et confier quelque mandat électif que ce soit à des élus capables de bafouer la démocratie et de se renier? Poser la question, c'est y répondre.

Le moins qu'on puisse demander est qu'on ne les oublie pas, dans leurs circonscriptions, cantons et villes respectives !

A toutes celles et ceux qui ont choisi, conformément à leur devoir d'élus, d'hommes et de femmes de gauche, de respecter le mandat populaire, il appartient dès maintenant d'être conséquents avec leur vote et d'en tirer toutes les conséquences nécessaires.

Que la liste qui suit de ces ci-devant « élus de gauche » puisse vous servir et que chacun en fasse le meilleur usage, tel est l'objet de cette publication.

 
Scrutin public à la tribune sur
le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.
Nombre de votants : 893
Nombre de suffrages exprimés : 741
Majorité absolue : 445
Pour l'adoption : 560
Contre : 181
Le Congrès du Parlement a adopté

I - ASSEMBLÉE NATIONALE
GROUPE : SOCIALISTE, RADICAL, CITOYEN ET DIVERS GAUCHE (204)
Pour: 17
MM. Dominique Baert, Christophe Caresche, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Armand Jung, Jack Lang, Michel Lefait, Mme Annick Lepetit, MM. Albert Likuvalu, Victorin Lurel, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac, Sylvia Pinel, MM. Philippe Tourtelier, Manuel Valls, André Vézinhet et Jean‑Claude Viollet.
Abstention: 93
Mme Patricia Adam, M. Jean‑Marc Ayrault, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean‑Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean‑Michel Boucheron, Mmes Marie‑Odile Bouillé, Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean‑Christophe Cambadélis, Mme Martine Carrillon‑Couvreur, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, Mmes Marie‑Françoise Clergeau, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Michel Debet, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Jean‑Louis Gagnaire, Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean‑Patrick Gille, Joël Giraud, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman‑Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Eric Jalton, Henri Jibrayel, Mme Marietta Karamanli, MM. François Lamy, Jean‑Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean‑Yves Le Déaut, Jean‑Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Louis‑Joseph Manscour, Mme Jacqueline Maquet, M. Jean‑René Marsac, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Pierre Moscovici, Pierre‑Alain Muet, Mmes Marie‑Renée Oget, Françoise Olivier‑Coupeau, George Pau‑Langevin, Marie‑Françoise Pérol‑Dumont, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Jean‑Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Alain Rodet, Marcel Rogemont, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte‑Marie, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean‑Louis Touraine, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, André Vallini et Philippe Vuilque.
Non-votant: 3
MM. Jean Glavany, Patrick Lemasle et Bernard Roman.
II - SÉNAT
GROUPE : SOCIALISTE. (96)
Pour: 15
MM. Robert Badinter, Jean Besson, Mmes Nicole Bricq, Monique Cerisier‑Ben Guiga, MM. Charles Josselin, Alain Journet, Gérard Miquel, Bernard Piras, Jean‑Pierre Plancade, Daniel Raoul, André Rouvière, Mme Patricia Schillinger, M. Jean‑Pierre Sueur, Mme Catherine Tasca et M. Richard Yung.

Abstention: 49
Mmes Jacqueline Alquier, Michèle André, MM. Bertrand Auban, Jean‑Pierre Bel, Mme Marie‑Christine Blandin, MM. Yannick Bodin, Didier Boulaud, Mme Yolande Boyer, M. Jean‑Pierre Caffet, Mme Claire‑Lise Campion, MM. Bernard Cazeau, Gérard Collomb, Yves Dauge, Jean‑Pierre Demerliat, Mme Christiane Demontès, MM. Claude Domeizel, Bernard Dussaut, Jean‑Claude Frécon, Bernard Frimat, Jacques Gillot, Jean‑Noël Guérini, Yves Krattinger, Philippe Labeyrie, Serge Lagauche, Serge Larcher, Louis Le Pensec, Mme Raymonde Le Texier, MM. Claude Lise, Roger Madec, Philippe Madrelle, Jacques Mahéas, François Marc, Pierre Mauroy, Louis Mermaz, Jacques Muller, Jean‑Marc Pastor, Jean‑Claude Peyronnet, Jean‑François Picheral, Mme Gisèle Printz, MM. Daniel Reiner, Thierry Repentin, Roland Ries, Mme Michèle San Vicente‑Baudrin, MM. Michel Sergent, Jacques Siffre, René‑Pierre Signé, Simon Sutour, Michel Teston et Mme Dominique Voynet.

 

par Le Communiste 76 publié dans : démocratie communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 4 février 2008

Une réponse à la contribution de Francis Combes

« Pour un Parti des communistes de France »

 

Nous avons fait plusieurs fois référence sur Le Communiste76 et dans des commentaires sur d'autres blogs anticapitalistes à la contribution de Francis Combes de la Gauche Communiste du PCF, intitulée « Pour un Parti des communistes de France ».

C'est pourquoi nous avons décidé de reproduire ci-dessous le texte de Francis Combes qui comporte un cerain nombre d'éléments d'appréciation et de propositions que nous partageons. Mais aussi qui -question de contexte ou question de fond ?- fait l'impasse sur quelques problèmes immédiats qui se posent aux communistes (qu'ils soient du PCF ou en dehors) aujourd'hui. Nous sommes donc favorables au débat sur l'ensemble de ces points : ce qui nous rapproche et ce qui fait problème. Evitons, si nous voulons avancer -telle est notre approche de la discussion entre camarades- ces deux impasses : celle qui consiste à mettre l'accent uniquement sur ce qui nous divise (attitude sectaire) ; celle qui s'évertue à gommer les points d'opposition (consensualisme).

 

Vous avez peut-être lu, dans l'article introductif de notre blog, ces trois conditions nécessaires et suffisantes pour définir une orientation marxiste :

a) L’indépendance de classe, nous démarquant catégoriquement sur le plan politique comme organisationnel de toutes les forces de la bourgeoisie ou inféodées à celle-ci.

b) La lutte pour la démocratie la plus totale dans les institutions de l’Etat, celle-ci ayant pour préalable la démocratie ouvrière dans nos propres organisations, à commencer par le Parti Pour le Socialisme dont nous sommes en train de jeter les premières bases.

c) L’internationalisme militant, les cadres nationaux étant aujourd’hui largement dépassés comme lieu de l’histoire – c’est-à-dire de la lutte des classes. Le socialisme se fera moins que jamais (et en France pas davantage qu’ailleurs) dans les limites d’un seul pays.

(Extrait d'une contribution parue sur le blog central de Prométhée)

 

Vous remarquerez en (re)lisant la contribution « Pour un Parti des communistes de France » que ce sont précisément les trois points qui définissent ce que Francis considère comme « un parti réellement communiste » (souligné par nous) :

  • l'indépendance de classe : « gagner, écrit-il, son indépendance politique à l’égard de la bourgeoisie » ce qui veut dire concrètement pour commencer indépendance par rapport au PS qui « est devenu une béquille du grand capital ».

  • concernant la lutte pour la démocratie , Francis l'aborde clairement sous l'un de ses aspects, celui du fonctionnement foncièrement démocratique d'un tel parti, réellement communiste. (cf * note)

  • L’internationalisme militant : « Dire Parti des communistes de France (et non pas Parti communiste français) c’est d’abord une façon d’affirmer, face à la globalisation capitaliste, la nature internationaliste du communisme ».

 

Par contre, sa contribution, en recul semble-t-il sur ce qu'il avait lui même écrit à d'autres occasions, ne prend pas en compte l'existence de forces communistes organisées actuellement en dehors du PCF : il ne prend en compte que l'existence de militants hors parti, « sans la carte », «  les communistes, écrit-il, qui n’en sont pas ou plus membres mais n’ont pas pour autant renoncé à la lutte ni au communisme ». C'est, pensons nous, faire l'impasse en particulier sur les militants de la LCR dont la proposition de « construire un Nouveau Parti Anticapitaliste » -qu'on l'approuve ou non- est posée. Impasse due au contexte du Congrès requalifié en ANE ? Ou crainte d'une volonté hégémonique de la Ligue sensée pour sa part ignorer les militants se reconnaissant dans le maintien-démocratisation-transformation du PCF?

 

Cette question nous paraît être un point du débat sur lequel on ne peut pas passer sans y réfléchir et en débattre. Certains considèreront que c'est un point de clivage déterminant : telle n'est pas notre position. Sur le plan national, les militants du Collectif Prométhée sont partagés (sans être pour autant divisés) entre ceux qui optent pour une priorité au travail en direction des militants intéressés par la construction d'un nouveau parti, dont l'initative de la Ligue sonne le rassemblement, et ceux qui attachent une importance particulière à la poursuite de leur engagement critique au sein du PCF, avec la carte.

 

Ce débat rejoint celui que nous avons engagé avec d'autres militants du PCF mais aussi avec des camarades engagés à l'extrème-gauche. Il est certain qu'à la fin de l'année 2008, les faits eux-mêmes auront apporté des éléments de réponse.

 

Mais rien ne nous interdit de contribuer dès aujourd'hui à faire avancer ce débat : non pas en spéculant dans l'abstrait sur « le rapport du parti (de ce parti historiquement situé) aux masses » ou autres formules plus géométriques qu'algébriques sur les rapports entre le PCF et le Prolétariat de ce pays. Francis, militant communiste révolutionnaire mais aussi poète, m'accordera sans doute que « l'amour ce n'est pas seulement se regarder l'un l'autre mais regarder ensemble dans la même direction » ? Façon métaphorique de poser cette question : que doivent faire aujourd'hui les communistes (où qu'ils soient organisés) par rapport à la brîulante question syndicale telle qu'elle se pose avec acuité aujourd'hui. Que pouvons nous faire ensemble et maintenant pour contribuer, sans se limiter à des discours orthodoxes ou gauchistes, à un véritable Réveil Syndicaliste ? C'est la question qui nous est posée à tous.

JME, le 4 02 2008.

* note :  Ce point mérite un développement beaucoup plus large mais nous ne l'avons pas non plus, pour notre part, abordé sur ce blog (nous y reviendrons donc) concernant la lutte pour la démocratie la plus extrème dans les organisations de classe mais aussi dans la société se traduisant par des exigences concrètes sur des sujets aussi variés que les élections (proportionnelle intégrale, assemblée unique, etc.), la défense nationale (droits syndicaux dans l'armée, abolition de l'armée de métier, etc.) ou les droits de citoyenneté des travailleurs de toute origine résidant en France, par exemple.

Pour un Parti des communistes de France

Francis COMBES


(et quelques remarques à propos d’un texte de Lucien Sève)

 La direction du Parti communiste a décidé de transformer le Congrès extraordinaire en assemblée des délégués de section. Le Congrès véritable devant se tenir en 2008. Sans doute les communistes ont-ils besoin de plus de temps pour réfléchir et décider de leur avenir. Dans le même temps qu’ils sont requis par l’actualité des luttes sociales pour riposter à Sarkozy, ils peuvent mettre à profit ce délai pour engager une vraie réflexion. Celle-ci s’esquisse à peine. Du côté de la direction, comme chez la plupart des militants, c’est l’incertitude qui domine. Deux attitudes opposées (mais à certains égards symétriques) se manifestent. Il y a ceux qui se prononcent pour garder le parti communiste et ceux qui proposent de l’abandonner. Soit en étant partie prenante d’une « chose » pour l’instant mal définie, une nouvelle formation politique, comportant peut-être une « composante communiste », (de Gayssot à Cohen-Séat), soit en maintenant la référence au communisme mais en tentant de dépasser la forme parti. La formulation la plus claire de cette dernière position a été exprimée par un récent texte de Lucien Sève qui circule sur internet.

Je voudrais avancer l’hypothèse que l’alternative réelle à laquelle les communistes sont confrontés n’est pas le maintien du Pcf tel qu’il est (réduit à une peau de chagrin) ou sa liquidation.

Lucien Sève pense que tout le mal vient de la forme parti, avec sa structure verticale, qui induirait une conception obligatoirement aliénante (et donc non communiste) de la politique. Il faudrait en finir avec le parti et créer plutôt un mouvement (pour lequel il suggère un nom, « Initiative communiste »). Il y a dans sa critique de la « verticalité » une part de vérité. Trop souvent en effet les directions n’ont pas été au centre, mais « au sommet’ ». Même si le travers que Lucien Sève dénonce n’est sans doute pas spécifique au parti communiste. Il est une tendance en quelque sorte naturelle de tout appareil dont l’existence elle-même finit par l’emporter sur la raison d’être. Mais à partir du constat juste que les moyens ont eu tendance à devenir fins en soi, il en vient à abandonner les moyens. Il insiste sur le fait que le communisme est le « mouvement du réel qui abolit l’état présent » et ce mouvement devient tout. But et moyen à la fois. Plus d’obstacle et plus de ces anciens moyens de les surmonter qu’étaient la révolution, le socialisme, le parti… Il y a là quelque chose qui ressemble à un retour au communisme utopique et à l’angélisme dont Marx (et Lénine, à qui Sève se réfère pourtant) avait tenté de guérir le mouvement ouvrier.

Concernant le parti, sa proposition aboutit en pratique à laisser le parti et son « appareil » à la direction. Or, pour que le mouvement prenne corps, pour que les idées deviennent force matérielle, il faut aussi des « appareils ». Nous aurions aujourd’hui grand besoin d’un parti, avec ce que cela suppose aussi de centralisation des expériences, de formation des adhérents et de moyens.

La seule façon de se prémunir contre le danger de bureaucratisation, d’institutionnalisation et de dégénérescence du parti n’est pas d’abandonner le « parti » pour le « mouvement », mais d’unir « parti » et « mouvement ».

Nous avons besoin d’un parti réellement communiste, c’est-à-dire qui permette à la classe ouvrière, au sens actuel du terme, de gagner son indépendance politique à l’égard de la bourgeoisie et de devenir le sujet conscient et actif de sa propre histoire. Pour cela il faut un parti communiste idéologiquement autonome.

Avec Strauss-Kahn au FMI, Lamy à l’OMC et Hollande d’accord avec Sarkozy pour faire passer et douce le mini-traité européen… il est clair que la direction du Ps est devenu une béquille du grand capital.

Ce n’est pas tant la soumission du Pcf au PCUS dans les années cinquante, ou le fait qu’il ne se serait pas encore assez affranchi de la « matrice » d’Octobre qui expliquent son effacement actuel … que sa soumission au Ps. Le Ps a besoin du PCF comme il a besoin du PRG, c’est à dire d’un parti réduit à une simple étiquette à seule fin de maintenir les apparences d’un rassemblement de la Gauche.

La première question est donc d’ordre stratégique. Le Pcf doit faire le choix qu’il n’a pas fait lors de la présidentielle, ce qui lui a coûté si cher. Sans renoncer aux possibilités d’union avec certains socialistes (ou avec le Ps en tant que tel sur certains sujets), il doit s’affranchir de la tutelle du Ps et faire le choix d’être du côté de la vraie gauche. Il peut et doit jouer un rôle essentiel dans la formation d’une sorte de nouveau front populaire, un front social et solidaire, une Convergence anti-capitaliste, capable de faire pièce au bipartisme que l’on est en train de nous imposer. Plutôt que la création d’un nouveau parti (avec qui ?), cela semble la voie réaliste, correspondant au respect des uns et des autres et à l’état actuel du mouvement. Nous avons d’abord besoin d’un parti qui renoue avec le mouvement de ceux qui luttent.

Dans le même temps, il faut renouer avec le mouvement dans le parti. Lors de la rencontre de Vénissieux, nous avons été plusieurs, venant de différents départements à avoir avancé une idée nouvelle : l’idée d’un Parti des communistes de France. Pourquoi « Parti des communistes de France » ? A la fois pour affirmer la filiation avec le meilleur de l’héritage du Pcf (les luttes ouvrières, la défense de la souveraineté nationale, l’anticolonialisme), mais aussi pour marquer la nécessité de dépasser le Pcf dans sa forme actuelle. Si ce parti en est où il en est, c’est aussi parce qu’il a failli, comme parti révolutionnaire, du fait de défauts rédhibitoires (électoralisme, abandon du marxisme, rupture avec le monde du travail, manque de démocratie interne) qui ont favorisé le suivisme politique, l’affaissement idéologique et l’effacement militant.

Dire Parti des communistes de France (et non pas Parti communiste français) c’est d’abord une façon d’affirmer, face à la globalisation capitaliste, la nature internationaliste du communisme. Le communisme ne peut être que s’il est projet mondial et pas seulement projet national. S’il veut être un outil d’union du prolétariat moderne, (c’est à dire de tous ceux qui ne possèdent que leur force de travail), le parti communiste doit être un parti où se retrouvent à égalité travailleurs français et immigrés (lesquels constituent environ un tiers de la classe ouvrière).

Dire « Parti des communistes de France », c’est aussi affirmer la volonté d’unir la « force communiste » dans sa diversité, en tenant compte des courants réels qui la traversent. Un tel parti doit accepter la libre confrontation des points de vue, le pluralisme aujourd’hui inévitable de ceux qui se réclament du communisme et qui, malgré leurs différences, ont bien des raisons de travailler ensemble. Il doit donc naturellement reconnaître le droit de tendances (seul antidote au conformisme stalinien ou réformiste) mais aussi prévoir sa contrepartie obligée : la recherche permanente de l’unité, de façon fraternelle, dans la discussion et dans l’action.

Cette proposition nouvelle, à soumettre à la réflexion de tous, peut ouvrir une perspective unificatrice à la fois pour ceux qui sont toujours membres du parti et aussi pour les communistes qui n’en sont pas ou plus membres mais n’ont pas pour autant renoncé à la lutte ni au communisme. Un appel dans ce sens devrait leur être lancé.

 

Francis Combes

décembre 2007

 

  • 1Ce point mérite un développement beaucoup plus large mais nous ne l'avons pas non plus, pour notre part, abordé sur ce blog (nous y reviendrons donc) concernant la lutte pour la démocratie la plus extrème dans les organisations de classe mais aussi dans la société se traduisant par des exigences concrètes sur des sujets aussi variés que les élections (proportionnelle intégrale, assemblée unique, etc.), la défense nationale (droits syndicaux dans l'armée, abolition de l'armée de métier, etc.) ou les droits de citoyenneté des travailleurs de toute origine résidant en France, par exemple.

 

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Samedi 2 février 2008

DEBAT AVEC
DES REVOLUTIONNAIRES DU PCF

 

    « Suite à notre discussion commencée sur le premier article à propos du Linkspartei, c'est vrai tu ne parles pas de "ramassis" à propos de la Ligue...dont acte! 
    Je respecte (mais ne partage plus) la position de
"reconquérir de l'intérieur le parti" que j'ai pratiquée pour ma part pas loin de trente ans, dès 1970, à Paris 18 puis Paris 15 au parti et à la JC....
Alliance de combat possible ou  non entre révolutionnaires du PCF et de la Ligue? Je te renvoie à mon tour à cet intéressant article qui présente un cas concret et réel. L'as tu lu
? »

JM Edwin (Prométhée, Dieppe)

    « Je n'ai rien contre les contacts avec des camarades (communistes ou non d'ailleurs) hors PCF. Mais ma position n'est pas vraiment "reconquérir le parti de l'intérieur". C'est plutôt le pari que les conditions objectives vont renforcer la sensibilité "OM" dans le PCF et affaiblir la sensibilité "PSG". L'appareil pèse de toute ses forces dans le deuxième sens, mais il a ses contradictions, et s'il nous pose tant de problèmes, c'est qu'il est indispensable à maintenir un lien organique avec les classes populaires,  et qu'il le sait. Je ne crois pas a un processus darwinien ou un petit groupe pur et dur va réussir à conquérir l'hégémonie au depens de tous les autres, ni a une fusion de groupuscules. Pour que la marge gauche du mouvement ouvrier en devienne le centre hégémonique, il faut de grands événements, au moins comme la révolution russe! De nombreuses orga ont tenté le coup en vain, depuis 80 ans. Pourquoi ça marcherait maintenant? »

Gilles Questiaux (PCF, Paris 20)

 

    Cet échange, sous forme de commentaires sur le blog Le Réveil Communiste, est parti d'un débat lancé par ce dernier à propos du Linkspartei, et surtout du projet d'un Parti Socialiste de Gauche (PSG) que d'aucuns présentent comme un futur « Linkspartei » à la française...sans tenir compte des spécificités allemande et française. Entreprise que GQ dénonce, à juste titre, comme à visée liquidatrice.

    Les lecteurs voudront bien se reporter aux articles et échanges de commentaires sur le Réveil Communiste, mais pour tenter de résumer très synthétiquement la position de Gilles (il rectifiera si je déforme) : pour lui, l'avenir de la gauche OM (ouvrière, marxiste) n'est pas à chercher du côté de la LCR mais plutôt d'un « réveil » du PCF...


Pour une alliance de combat

   
    Quand je renvoie (perfidement) dans mon commentaire « 
à cet intéressant article », il s'agit en fait d'une déclaration parue sur le Réveil Communiste : celle des Communistes (PCF) de Vigneux qui s'allient avec la LCR et d'autres pour les municipales malgré (ou contre?) l'avis de l'appareil de se rallier à la liste PS locale...

    Il ne s'agit pas, en l'occurrence, de simples « contacts avec des camarades (communistes ou non d'ailleurs) hors PCF » comme le suggère Gilles mais bien d'une «  alliance de combat (...) entre révolutionnaires du PCF et de la Ligue » dans un cadre et contexte certes limités, comme je l'affirme.

    Ceci dit le commentaire / réponse de GQ, reproduit en exergue de cet article, fait avancer le débat de façon particulièrement intéressante.

    Si « un petit groupe pur et dur » (né de la fusion de groupuscules) pouvait reprendre le flambeau en rassemblant les masses ouvrières...ça se saurait? D'où cette belle formule de notre camarade : « Pour que la marge gauche du mouvement ouvrier en devienne le centre hégémonique, il faut de grands événements, au moins comme la révolution russe! » Bien que j'approuve en partie cette idée, je ne me priverai pas de cette petite objection (car j'ai quand même fait l'école élémentaire du Parti autrefois...) : « Pour que des événements de l'importance de la Révolution Russe se produisent, les facteurs « objectifs » ne suffisent pas : il faut au moins un parti (facteur subjectif) comme le Parti Bolchévik ». Et 13 ans plus tôt, l'Iskra de Lénine n'était qu'un ...groupuscule « pur et dur » loin d'être hégémonique.

    Mais Gilles a quand même raison sur un point crucial : non, ce n'est pas par l'auto-développement dirigiste et centralisé d'une micro avant-garde auto-proclamée que le parti révolutionnaire se (re)constituera. Oui GQ a raison de refuser la logique sectaire qui reste encore une culture dominante à l'extrème-gauche.... Je pense moi aussi que les conditions objectives de la lutte de classe (ou de la crise du Capital, c'est la même chose vue sous un autre angle) pèseront sur ce qui reste du PCF et créeront les conditions d'un « nouveau congrès de Tour »...à petite échelle, vu la vitesse à laquelle fondent les effectifs. Un jour ou l'autre, les éléments liquidateurs et révolutionnaires se sépareront selon leur nature contradictoire et inconciliable. Mais il faut (hélas) reconnaître que l'appareil des organisations de classe est aujourd'hui massivement gangrené. Y compris le haut appareil syndical : on collabore ou pas aux réformes Sarkozy et à ses « concertations tripartites » pour décider à quelle sauce les retraités, les chômeurs, les assurés sociaux, etc., seront mangés ?


Parti Marxiste ou « tendance Longuet » ?

   
    Finalement -résumé provisoire- ce qu'il faut ce n'est pas un « Parti Socialiste de Gauche », un Linkspartei made in France, mais bien un Parti communiste -un parti marxiste. Pourquoi « marxiste » ? Car Marx et Engels s'opposaient à l'idée d'un «parti- secte » avec un crédo idéologique détaillé opposant les révolutionnaires les uns aux autres ; ils préconisaient au contraire un parti reposant sur
trois principes de base nécessaires et suffisants :

1- l'indépendance de classe
2- la démocratie la plus extrème

3- l'internationalisme

    Seule la fusion effective, sous la pression des conditions matérielles réelles, des révolutionnaires anti-liquidateurs (où qu'ils soient actuellement organisés) et des masses révoltées donnera naissance à ce Parti des Communistes que préconise, par exemple Francis Combes.

    Attention, si un nouveau Congrès de Tour doit avoir lieu, Camarade Gilles, de ne pas rejoindre la « tendance Longuet » : souviens toi de Longuet, petit-fils de Marx, qui prouva cependant le reste de sa vie militante qu'il était un véritable socialiste de gauche honnète et respectable, mais qui à Tour refusa qu'on jette le « bébé » SFIO avec l'eau du bain opportuniste. Il se retrouva, bien malgré lui, dans le dernier carré des social-traîtres accroché aux restes d'un Parti Socialiste qui avait failli. Mais l'histoire ne se répète pas, n'est pas ?

 

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Lundi 28 janvier 2008
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MUNICIPALES : A GAUCHE TOUTE !

Les militants communistes révolutionnaires du Collectif Prométhée se prononcent pour que la gauche anti-capitaliste soit présente au premier tour des élections municipales partout où c'est possible.

    Proche de nous, dans le Nord-Pas-de-Calais, la LCR a tout notre soutien quand elle présente un liste anticapitaliste dans le bassin minier avec l'objectif de battre le FN de Marine Le Pen en « le poussant à se dévoiler ». Quel dommage dans cette situation que le PCF n'ait pas accepté l'Union proposée et ait préféré s'allier de nouveau avec un PS qui refuse de mettre en cause le système. Face à la fausse radicalité de l'extrème-droite qui joue de sa prétendue opposition à « tous les sortants » pour tenter d'attirer travailleurs actifs et chômeurs, il est pourtant essentiel d'afficher clairement la vraie radicalité du combat de classe anticapitaliste.

En Seine maritime, avec la gauche radicale
dans la diversité des situations

    Dans le département de Seine Maritime, des situations très diverses existent d'une ville à l'autre impliquant des choix qui prennent en compte à la fois les données locales et nationales. Il faut se démarquer du Parti Socialiste partout où il pratique sa gestion social-libérale et s'efforce de s'allier à la fois aux Verts et au PCF et au Modem !

    La liste citoyenne à Canteleu est exemplaire dans son opposition à la fois à la droite et au socialiste libéral Christophe Bouillon. Forte des 13,4 % de Frank Prouhet (Canteleu 100% à Gauche) en 2001, renforcée par de nombreux militants sans carte et par les Verts de la localité clairement antilibéraux, cette liste citoyenne cantilienne a tout notre soutien.

    A Sotteville, il est nécessaire de construire une opposition de gauche radicale et anticapitaliste à Pierre Bourguignon, et nous soutenons le combat engagé par Christine Poupin de la LCR pour une liste commune avec la Fraction de LO, les Alternatifs 76 et les Verts.

    A Rouen, une liste 100% anti-Albertini mais aussi 100% à gauche du PS est une nécessité. Nous nous prononçons pour que la LCR démontre dans cette ville sa volonté de s'élargir, dans la perspective du Nouveau Parti Anticapitaliste, en donnant la tête de liste à la Gauche Révolutionnaire emmenée par Leila Messaoudi qui avait recueilli plus de 4,1% des voix aux cantonales sur le canton de Rouen 5 (Châtelet, Lombardie, Les Sapins, Jouvenet…). Une liste conduite par Leila Messaoudi et Catherine Saillard aurait donc notre soutien le plus enthousiaste.

    Dans d'autres villes, comme Maromme, nous nous prononçons sans ambiguïté pour la liste conduite par Boris Lecoeur du PCF que le Parti Socialiste cherche à mettre en échec en lui opposant des « dissidents » prétendant agir en franc-tireurs.

A Dieppe la gauche radicale soutient Sébastien Jumel

    A Dieppe, la liste conduite par Sébastien Jumel du PCF tranche par son ouverture et sa radicalité avec les listes traditionnelles de la « gauche plurielle » qu'on rencontre dans d'autres localités, en Normandie comme ailleurs. Après avoir tenté de monter une liste social-libérale pour « empêcher les cocos de revenir » (sic) les socialistes les plus droitiers ont été mis en échec dans leur section. D'autres auraient aimé monter une liste dissidente comme l'a fait David Lamiray Conseiller général PS à Maromme. Si Jean-Claude Chauvière s'est rallié au sarkozyste local Jean Bazin la députée socialiste Sandrine Hurel affiche par contre une ligne nettement plus à gauche que les leaders nationaux de son parti.

    Mais ce qui motive notre soutien à la liste de Sébastien Jumel-qui n'aura pas de concurrence à l'extrème-gauche-, c'est toutefois plus le contenu de sa plate-forme que le dosage des noms et des étiquettes. Quel doit être en effet le contenu d’une liste de gauche anti-capitaliste ? Il faut d'abord être porteurs d'un projet alternatif au libéralisme qu'il soit de droite ou se prétende « de gauche ». Il faut répondre à l'urgence sociale. Il faut s'inscrire dans une perspective radicalement démocratique. Sans ces trois conditions notre soutien ne peut être que purement critique et « par défaut », pour battre les pires ennemis des travailleurs et de la jeunesse. Malgré quelques ambiguïtés de certains de ses soutiens de dernière heure, la liste de Sébastien Jumel affiche franchement ces trois caractéristiques.

    Sébastien Jumel a pris position pour mener au niveau municipal le combat contre Sarkozy. Sa liste s'affiche ouvertement contre ce gouvernement de combat et ses commanditaires, actionnaires et patrons des entreprises privées, pour qui la rentabilité de leur capital importe bien plus que l’insécurité sociale, contre le gâchis écologique, contre toutes les discriminations racistes sexistes et homophobes, pour les droits des personnes handicapées, contre l’écrasement des aspirations de chaque individu sous la loi du profit.

Sur le plan municipal cela se traduit à Dieppe par :

* La priorité aux services publics pour répondre aux besoins sociaux et vitaux du plus grand nombre - services de logement social, de petite enfance, de 4ème âge, de gestion de l’eau, de transport... Sur cette base, le débat s'engage sur la « remunicipalisation des services publics » à l'initiative notamment des Alternatifs de Dieppe.

* La préservation de l'environnement : Dieppe résolument écologique avec une politique concrète pour répondre à cette exigence, ce qui sera le cas si les mesures annoncées sont effectivement mises en oeuvre.

  • Enfin, question essentielle, le projet d'une démocratie directe « locale, sociale et solidaire » avec de nouveaux outils de démocratie participative permettant aux habitants d'intervenir concrètement dans la politique et la gestion de la Ville.

    C'est donc sans réserve que nous nous engageons dans ce combat pour la victoire de Sébastien Jumel face au sarkozyste Bazin et ses alliés « socialiste » et centriste...

    Sans réserve mais avec la conviction que jamais rien n'est acquis : il faudra pendant la campagne mais surtout pendant les six prochaines années mener un combat constant pour un cap à gauche toute.

    Cela passe par le combat politique quotidien et par la lutte pour l'émergence à Dieppe comme ailleurs d'une nouvelle force politique résolument anti-capitaliste : vers un Parti Pour le Socialisme

 

 

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